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Entretien avec Jean-Charles et Jean-Yves Normant, les auteurs de "Devenez pédants - C’est pas sorcier"

Par Eric Raulet


Au printemps 2003 paraissait un ouvrage singulier chez un petit éditeur niçois : "Devenez pédants - C’est pas sorcier" (France Europe Editions). Cet ouvrage a rencontré semble-t-il un bon accueil du public dans toute la France. Son titre évoque sur un ton ironique le succès populaire de l’ouvrage de Henri Broch et Georges Charpak "Devenez sorciers - Devenez savants" (2002, Odile Jacob). Jean-Charles et Jean-Yves Normant ont choisi de réagir à leur manière et répondre à cet ouvrage. Titulaire d’une maîtrise en sciences économiques pour l’un et ingénieur diplômé à l’Ecole Nationale Supérieure de Physique, les deux jeunes frères ont décidé à leur tour de se moquer dans la première partie de leur travail des développements de leurs désormais célèbres aînés. Un ouvrage empli de bon sens et soucieux de préserver l’honnêteté intellectuelle indispensable pour aborder des phénomènes encore inexpliqués.

Extraits de l’avant-propos (p. 5/6) :

(...) A la lecture de l’ouvrage Devenez sorciers, devenez savants de MM Charpak et Broch, il apparaît très vite qu’il s’agit en réalité d’un réquisitoire en règle contre toute idée de paranormal. Toute croyance relative à un fait qui ne serait pas expliqué par la science, c’est-à-dire par eux, est ridiculisée d’une manière souvent condescendante, qui frise parfois la grossièreté intellectuelle. On s’aperçoit bien vite que le discours est vague et que certaines démonstrations n’ont aucune validité ou suivent une méthodologie peu scientifique. De raisonnements trop simplistes en conclusions hâtives, le sujet n’est au bout du compte qu’à peine effleuré... Qu’un ancien prix Nobel et un enseignant aient présenté publiquement ce livre comme un modèle éducatif scientifique est assez surprenant, car cette "étude" n’est véritablement pas flatteuse pour la science, ou tout du moins pour certains de ses représentants... On y retrouve pêle-mêle tous les poncifs habituels : prestidigitateurs de foire, fakirs, spectacles de music-hall, télépathie, sans oublier... les radiations nucléaires et la gestion des ressources énergétiques de la planète, qui comme chacun sait ont un rapport direct avec le charlatanisme. Etrange magma d’idées décousues, de considérations sans lien aucun et plus inquiétant, le fait que cet ensemble est censé être le résultat de longues années de réflexion... Il convient certes de dénoncer les charlatans, mais il n’est nul besoin pour cela d’en trouver où il n’y en pas."

*****

1) En rédigeant et éditant votre ouvrage dirigé contre MM Broch et Charpak, que recherchiez-vous précisément ? Comment livre a-t-il été reçu par le public ?

Lorsque nous avons lu le livre de B&C, la moutarde nous est littéralement montée au nez. Tant de suffisance et de bêtise, c’était vraiment se moquer du monde. Même leurs « démonstrations » étaient sans valeur scientifique ! Il fallait réagir, ridiculiser leur esprit excessivement rationaliste, briser l’image de savoir universel que représente abusivement un « prix Nobel ». Mais aussi rappeler que d’autres prix Nobel, et plus généralement d’autres intelligences se sont intéressées à la question du paranormal, ce qui prouve qu’elle mérite une étude et non un rejet de principe pur et simple. En présentant quelques exemples historiques de paranormal que ces mêmes rationalistes préfèrent éviter discrètement pour ne pas avoir à se prononcer ou à révéler trop clairement leur esprit intolérant, nous voulions montrer qu’ils ne sont pas honnêtes intellectuellement. Il était sans doute utile également de montrer que la science moderne est tout aussi « enchanteresse » que le paranormal, et qu’il est absurde de rejeter pour des questions purement logiques et rationnelles des témoignages dignes de foi sur des phénomènes inexpliqués.

Nous avons reçu beaucoup de lettres qui font plaisir, nombreux sont ceux qui nous ont félicités d’avoir eu le courage de répondre, de ne pas laisser passer cela sans rien dire, ou encore d’avoir donner « un peu d’air pur », en répondant point par point à Charpak. Bien sûr, il y a aussi l’autre camp, souvent sans nuance, qui réagit sans même avoir lu le livre ! Il est vrai que la passion brouille le débat des deux côtés.

2) Le "nouvel obscurantisme scientifique" (sous-titre de votre ouvrage) est-il si nouveau que cela ? Faut-il penser que la communauté scientifique globalement est représentée par l’ouvrage de Broch/Charpak ?

L’obscurantisme scientifique a commencé dès l’avènement de la science positiviste, au XIXe siècle, et s’est amplifié avec les succès et les découvertes retentissantes de ses disciples. Les scientistes s’en sont pris très rapidement à l’Eglise, puis à la philosophie, bref, à tout ce qui n’était pas pragmatique et rationnel. Depuis, cet obscurantisme moderne n’a jamais vraiment régressé, mais a pris des formes plus subtiles. Néanmoins, il ne faut surtout pas généraliser, car il y a également toujours eu de grands scientifiques dont l’intelligence s’est ouverte à bien d’autres domaines. On peut regretter qu’aujourd’hui, avec la spécialisation du savoir, cette culture et cette ouverture d’esprit soient de moins en moins fréquentes.

Broch et Charpak sont sans doute très représentatifs de la science officielle, mais certainement pas de l’ensemble des scientifiques. Comme le montrent leurs propres sondages, nombreux sont les scientifiques qui « croient » au paranormal. Pourtant cela ne transparaît pas dans les discours officiels, c’est une sorte d’Omerta. Défendre publiquement le paranormal est mauvais pour la carrière d’un scientifique. En 2001, à l’occasion du centenaire de la création du prix Nobel, Josephson (Nobel de Physique 1973) a déclaré dans la plaquette commémorative qu’il regrettait la censure systématique des travaux sur le paranormal dans les publications officielles. La levée de bouclier qui a suivi fut sans nuance : Josephson fut traîné dans la boue. Pourtant, souvenons-nous du grand Newton, qui étudia pendant plus de trente ans l’alchimie, parallèlement à ses recherches scientifiques. Il est amusant de noter que ce point ne figure généralement pas dans les biographies officielles. Il serait d’ailleurs très instructif et passionnant de connaître la vie quotidienne de tous les grands génies, leur non-conformisme en surprendrait plus d’un et remettrait en cause bien des idées reçues sur la science et la façon dont l’esprit humain progresse. La part de l’irrationnel, de l’intuition, du hasard, est beaucoup plus importante qu’on ne l’enseigne aux étudiants. Autrement dit, il ne faut pas porter aux nues la raison pure, qui n’est presque rien en elle-même.

3) Votre deuxième partie, consacrée aux expériences religieuses extraordinaires, présente-t-elle des "preuves" de cet extraordinaire ? Ne pensez-vous pas risquer de perdre toute rigueur aux yeux des scientifiques avec cette partie, et du coup faire le jeu de Broch et Charpak ?

La notion de preuve est très relative, tout dépend de votre point de vue.

Il y a une véritable décision à prendre lorsque l’on s’intéresse au paranormal. Le monde du paranormal, des ovnis à la voyance, repose avant tout sur des témoignages. Il n’existe aucune expérience reproductible à volonté dans les laboratoires scientifiques qui permettrait de mettre tout le monde d’accord. A partir de là, il faut faire un choix de conscience : ou bien on accepte d’attribuer une certaine valeur à un témoignage (et a fortiori à un ensemble de témoignages concordants), après naturellement avoir vérifié à fond que l’on n’a pas affaire à un canular ou à une erreur d’appréciation du ou des témoins. Ou bien l’on considère par principe que cela ne vaut rien et alors le débat est clos, le paranormal est nul et non avenu. Cette dernière position, absurde à nos yeux, est pourtant celle de C&B.

L’exemple du Curé d’Ars est édifiant sur ce problème. Des milliers de témoignages ont été recensés. Tous ne sont bien sûr pas fiables, mais il en existe des centaines qui sont extrêmement convaincants, et qui méritent toute notre attention. Nous avons d’ailleurs insisté sur le fait que les miracles reconnus par l’Eglise sont un gage de sérieux, contrairement à ce que l’on pourrait croire, car l’Eglise se méfie énormément de ces phénomènes. Le moindre soupçon sur la réalité du miracle, et le dossier est rejeté. Nous avons donc à porter de main, étalées sur des siècles, des descriptions de faits extraordinaires. C’est unique au monde ! Et pourtant, notre civilisation moderne ne s’y intéresse pas, simplement parce que ces faits ont une connotation religieuse, qui leur donne peut-être un caractère désuet, dépassé, que l’on croit entaché de partialité. Les journaux font leur Une avec un résultat de foot, et accordent à peine trois lignes à un miracle à Lourdes ! Même les médias évitent le sujet, comme M6 avec l’émission « Normal, Paranormal », à cause des polémiques propres aux religions. Ils nous ont dit au sujet de notre livre : « Ah, ce n’est pas du paranormal, c’est religieux » !

Si vous êtes un rationaliste « dur » comme Charpak et Broch, alors tout cela n’a pas la moindre valeur, il n’existe aucune preuve. Mais pour sentir l’absurdité de cette position, il faut en tirer clairement les conséquences : tous ces témoins étaient-ils donc frappés de folie, d’hallucination ? Etaient-ils tous menteurs, ou au contraire trop naïfs ? Nous pensons qu’il n’est pas raisonnable de rejeter par principe ces témoignages, mais qu’il faut au contraire les réfuter un par un si l’on veut être vraiment rigoureux. Nous disons qu’il est plus qu’invraisemblable que des centaines de personnes aient menti, se soient trompées, aient été victimes d’hallucination etc. Nous avons sélectionné les anecdotes les plus frappantes de vérité, celles qu’il est presque impossible de rejeter sans raison valable. Il s’agit de bon sens, ce même bon sens que Charpak croit avoir de son coté. Mais il ne s’agit pas de preuves « scientifiques ».

Pourquoi les rationalistes évitent-ils soigneusement l’extraordinaire à caractère religieux ? Broch, dans son livre Le Paranormal, supposé couvrir l’ensemble des phénomènes recensés, ne dit quasiment pas un mot sur tous les miracles et les thaumaturges religieux. Pourquoi ? Parce que les scientifiques ne peuvent rien en dire, tout simplement. Ils tentent des attaques détournées, comme par le biais du Linceul de Turin, souvent en se contentant d’analyses superficielles. Mais on ne peut s’empêcher de penser qu’ils se rendent surtout compte du ridicule qu’il y aurait à déclarer, devant les centaines de récits sur le Curé d’Ars, que tout cela n’a jamais existé ! La raison logique, froide, n’est qu’un système de pensée, et comme disait Unamuno, « les raisons ne sont que des raisons, c’est-à-dire que ce ne sont peut-être pas des vérités »

4) Quelle expérience religieuse vous a le plus impressionnée ? Pourquoi ?

Elles sont toutes plus surprenantes les unes que les autres : lévitation, bilocation, voyance, inédie... Mais les expériences les plus spécifiquement religieuses et les plus impressionnantes sont probablement les apparitions, lorsqu’un dialogue s’instaure entre le mystique et l’apparition. Si quelqu’un voit une image de la vierge, cela peut encore « s’expliquer » par une concentration d’énergie de certaine nature à un endroit précis. Mais lorsque la vierge se met à parler et à répondre à des questions, révélant ainsi une conscience, cela est une toute autre affaire. De quelle conscience s’agit-il ? Qui (ou quoi) parle alors ? Qui formule les réponses ?

Certains rejettent tout cela et l’assimilent à une pathologie mentale, une crise passagère de schizophrénie ou autre, et conclure que le mystique dialogue en fait avec sa propre conscience. Ils oublient qu’il y a eu à plusieurs reprises des témoins extérieurs qui eux aussi ont vu l’apparition et l’ont entendue parler. Si l’on accepte un instant d’envisager une explication extérieure au mystique, c’est fascinant...

5) Les EFM (expériences aux frontières de la mort) sont-elles des expériences qui auraient pu entrer dans la deuxième partie de votre ouvrage ? Selon vous, pourquoi ce dossier ne bénéficie-t-il pas d’une étude franche de la part de l’Eglise chrétienne ?

Nous connaissions mal la question des EFM à ce moment-là (nous en apprécions aujourd’hui, grâce à vous, toute l’importance). Ces phénomènes, lorsqu’ils entraînent par exemple des « sorties » du corps physique, permettant de décrire des évènements corroborés ensuite par des témoins, présentent une certaine analogie avec la bilocation.

Si l’Eglise ne semble pas s’intéresser officiellement aux EFM, c’est peut-être tout simplement parce que ce n’est pas sa vocation première. Son champ de réflexion est moral, spirituel, religieux, et non phénoménologique. Elle laisse aux scientifiques, aux psychologues et autres spécialistes le soin de défricher la question. Mais il est certain que des réflexions internes ont été menées à ce sujet, comme c’est le cas pour l’ensemble des phénomènes de société. L’Eglise n’enquête officiellement sur l’extraordinaire que lors de procès en béatification, parce que les miracles étudiés se situent dans un cadre relativement précis et religieux. Bien sûr, certains témoignages d’EFM présentent des analogies avec l’image que l’on se fait de l’entrée au paradis par exemple. On pourrait penser que ce point devrait donc intéresser l’Eglise, comme une preuve potentielle de l’existence d’une vie après la mort. Mais l’Eglise évite de mettre en avant des phénomènes encore mal compris, qui ne font pas l’unanimité des spécialistes. Pour les miracles de Lourdes, par exemple, elle fait appel à des médecins spécialistes, à des scientifiques, et ne se prononce qu’après leur verdict. Elle craint également les interprétations et conclusions déformées que certains ne manqueraient pas de tirer si elle étudiait ce sujet.

L’Eglise n’accorde au fond pas grande importance aux phénomènes par eux-mêmes, elle ne canonise pas un saint parce qu’il a réalisé des prodiges, mais parce qu’il a fait preuve d’héroïcité dans ses vertus chrétiennes. Son rôle est de transmettre un message et de le défendre, et les EFM sont secondaires à ses yeux.

6) Dans la troisième partie de l’ouvrage, vous vous efforcez de démontrer comment la science moderne peut "réenchanter" le monde ? Quels en sont les axes majeurs résumés ici ?

Il nous a toujours paru paradoxal d’opposer paranormal et science. La recherche scientifique nous apprend des choses extraordinaires, merveilleuses, pour peu que l’on ait un minimum de sensibilité et de conscience. La mécanique quantique décrit des phénomènes si contraires à ceux de la vie de tous les jours, si surprenants, que nous nous étonnons que des scientifiques travaillant dans ce domaine rejettent d’emblée le paranormal, qui n’est pas plus extraordinaire, finalement, que l’énergie de point zéro ou l’effet tunnel par exemple. Nous avons voulu montrer que si la science, jusqu’au début du XXe siècle, avait en partie désenchanté le monde en proposant des modèles physiques et mathématiques de notre univers, la science moderne, par ses aspects quasi-magiques, le réenchante. Nous avons voulu rappeler que la science n’explique rien, puisqu’elle ne répond pas au « pourquoi », mais au « comment ». Elle ne fait que schématiser, dans une logique de type matérialiste, le déroulement des événements. Au fond, le mystère du monde, les grandes questions métaphysiques ou religieuses, n’ont jamais cessé d’exister. La science participe au grand mouvement de la réflexion humaine, mais elle n’a pas pour objectif de répondre aux questions essentielles, qui tournent autour du sens de l’univers, de la place de l’homme dans ce monde étrange où il naît, vit et meurt. Songez un seul instant que si Dieu existe, tel qu’on se le représente traditionnellement - et la science ne peut absolument pas écarter cette hypothèse ! -, réaliser un phénomène paranormal serait bien peu de chose pour lui ! Qui peut nous dire si demain, ou dans cent ans, ou dans mille ans, les lois de la physique telles que nous les connaissons aujourd’hui seront encore les mêmes ? Et si elles changeaient brusquement, sans raison, par la volonté d’un démiurge capricieux ? Ces hypothèses un peu folles - que la science, encore une fois, ne peut pas rejeter - permettent de prendre la mesure de la modestie qui doit rester la nôtre. Quelle prétention de croire que du fait que l’on a obtenu quelques succès scientifiques, on est en droit de préjuger de l’existence ou non de certains phénomènes étranges, de s’introniser juge infaillible du vrai et du faux...

7) Qu’est-ce qui, selon vous, pourrait être déterminant pour une prise de conscience de la réalité des énigmes que vous évoquez ?

Aborder le paranormal uniquement d’un point de vue scientifique comme le fait par exemple Rémy Chauvin, nous paraît insuffisant. Chercher à reproduire systématiquement un phénomène pour prouver une relation de cause à effet, et dégager en quelque sorte une nouvelle loi de la physique, mérite certes d’être tenté, mais est probablement peu pertinent. La plupart du temps, on aboutit à des discussions sans fins sur des calculs de probabilités. Les uns y voient un phénomène, les autres non, il n’y a pas d’issue. Si l’on analyse les témoignages de toutes sortes que l’on a recueillis depuis la nuit des temps, une constante se dégage : le paranormal est quasiment non-reproductible. Il n’y a pas d’exemple d’un être humain qui aurait maîtrisé un « pouvoir » au point d’être capable de le reproduire à volonté. Malgré notre engagement en faveur de la reconnaissance du paranormal, nous nous inscrivons plutôt du coté des sceptiques lorsqu’un individu prétend réaliser des torsions de cuillère ou de la voyance à volonté. Tout simplement parce que le facteur humain entre fortement en ligne de compte, et qu’on ne le maîtrise pas. L’esprit de l’homme n’est pas un laboratoire où l’on pourrait reproduire à volonté un effet quelconque.

Prendre conscience, accepter l’idée de paranormal, passe d’abord par une vaste réflexion philosophique sur le sens du monde, mais aussi sur le but de la science, sur ses limites, puisque c’est elle, officiellement, qui s’oppose le plus à l’idée de paranormal. Il n’y a probablement pas de recette toute faite pour éveiller la conscience des gens. Relativiser les choses, remettre en cause sa façon de voir le monde, est un effort de la pensée, que peu de gens acceptent de faire.

8) Avez-vous été témoins personnellement de phénomènes inexpliqués ? Si oui, ces expériences ont-elles changé votre approche de la vie ?

Nous en sommes témoins tous les jours, à chaque seconde, à chaque instant ! Pensez-vous que la vie soit un phénomène expliqué ? Nous regardons les étoiles dans la nuit de l’espace, les galaxies, et nous sommes chaque fois émus devant un tel mystère. Prendre conscience de cela a sans doute changé notre approche de la vie, mais nous étions jeunes à l’époque. En fait, il est regrettable que la vie, bien souvent, nous emporte dans sa tourmente et nous fasse un peu oublier ces questions essentielles, que chacun s’est posé au moins une fois. Il est bon de s’en imprégner régulièrement, pour retrouver un peu de sérénité et de modestie.

Bien sûr, vous faites allusion à des phénomènes dits paranormaux. La réponse est non, mais voit-on toujours ce qu’il y a à voir ? Cela ne nous est nullement nécessaire pour en sentir tout l’intérêt. Au fond, il y a essentiellement deux attitudes face à ces questions. Certains ressentent des angoisses, et sont si perturbés par la simple pensée que des phénomènes extraordinaires se produisent parfois, qu’ils préfèrent se braquer et tout refuser en bloc. D’autres, et c’est notre cas, ressentent au contraire une passion et une joie à cette idée. Comme le remarque Bernard d’Espagnat, les blocages de type matérialistes d’une science moins avancée ont été balayés par les découvertes de la mécanique quantique, mais peu de gens semblent en avoir pris conscience. Les visions rationalistes du monde n’ont objectivement pas plus de valeur que les autres. Et si vous nous permettez une remarque un peu subjective, elles sont même si ennuyeuses et si absurdes, qu’il y a forcément d’autres vérités ! Ce n’est pas parce que nous ne comprenons pas le sens de la vie, de l’univers, qu’il n’en a pas. Ces questions essentielles et existentielles n’existent peut-être que dans notre conscience, puisque c’est en elle que réside la question du sens. Mais ne faut-il pas en déduire que la conscience est sans doute le premier des phénomènes paranormaux ?


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