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Faire de l’étude du psi une science


Les expériences portant sur les perceptions extra-sensorielles sont inhabituelles, mais la méthode utilisée pour les étudier est rigoureuse, même si les résultats sont variables.

La lumière baisse, le son relaxant des vagues se jetant sur la plage fait place au silence. C’est alors qu’une vidéo érotique apparaît sur l’écran situé en face de moi. Il ne s’agit pas du retour de fantasmes adolescents mais bien d’une recherche sérieuse, portant sur la transmission télépathique des émotions, se déroulant dans ce qui pourrait bien être le plus étrange des laboratoires britanniques : l’unité Koestler de Parapsychologie (KPU) de l’université d’Edinbourgh.

La parapsychologie est, de loin, le domaine d’investigation le plus éloigné des recherches scientifiques qui ont lieu habituellement au sein de cette honorable université. Il s’agit de l’étude des phénomènes « dits » paranormaux, et les sujets étudiés lors des récentes expérimentations du laboratoire Koestler vont des perceptions extra-sensorielles à la clairvoyance, en passant par la psychokinèse.

Les parapsychologues ont une approche rationnelle de ces phénomènes et utilisent des méthodes scientifiques rigoureuses. S’évertuant à obtenir une reconnaissance académique, les chercheurs du KPU font particulièrement attention à leur méthodologie ainsi qu’à leur expression.

"Les parapsychologues ont des revendications extraordinaires”, explique Caroline Watt, chef de l’unité de parapsychologie. “Ils doivent donc prendre d’extrêmes précautions lors de leurs expérimentations”. Elle insiste sur le type de résultats obtenus, car même le plus féru des croyants au “psi” (lettre grecque utilisée pour désigner les phénomènes paranormaux) accepte le fait que les preuves du psi sont de faibles anomalies souvent difficiles à identifier avec certitude.

L’un des principaux protocoles utilisés par les parapsychologues est le Ganzfeld, qui permet d’étudier la communication télépathique. Dans cette expérience, un volontaire (l’émetteur) est placé devant un écran projetant une vidéo. Un second sujet (le récepteur) est assis dans un fauteuil placé dans une autre pièce, les yeux couverts, et écoutant un bruit neutre (le “white noise”, destiné à éliminer toute stimulation sensorielle). A la fin de l’expérience, quatre vidéos sont montrées au récepteur. L’une d’entre elles a été diffusée devant l’émetteur et les autres trois sont des leurres. Le récepteur doit identifier laquelle a été visionnée par l’émetteur.

Le récepteur ne devrait choisir en moyenne la bonne vidéo qu’une fois sur quatre environ. Mais les parapsychologues expliquent que les sujets choisissent plus souvent la bonne vidéo que ne le voudrait le simple effet du hasard. C’est là que les vrais problèmes de la parapsychologie commencent. Même si l’on admet que le psi existe, comment fonctionne-t-il ? “Impossible à dire”, explique Paul Stevens, chercheur au KPU. “Nous ne savons toujours pas. La majorité des travaux effectués jusqu’alors ont eu pour objectif de prouver l’existence du psi, plutôt que de déterminer un mécanisme qui expliquerait son fonctionnement”.

Mais cette situation pourrait bientôt changer. Stevens fait partie du petit nombre de chercheurs impliqués dans ce domaine et il cherche dans les lois de la physique une explication rationnelle aux phénomènes psi. “Des lois physiques fondamentales doivent être impliquées”, dit-il. “S’il n’y en a pas, alors nous évoluons dans le domaine du surnaturel”. Il admet que les recherches visant à dégager des lois physiques ont été vaines jusqu’à aujourd’hui.

L’échec de la parapsychologie à déterminer une théorie sous-jacente est particulièrement problématique. Les divergences concernant les interprétations des données expérimentales sont en effet la principale raison du statut de paria de cette discipline.

Les parapsychologues passent la plupart de leur temps à expérimenter, mais, à ce jour, ils n’ont trouvé aucune loi permettant de prédire précisément leurs résultats et ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur des théories permettant d’expliquer cesrésultats.

Ce manque de compréhension sur ce qui se passe réellement explique que des résultats inattendus peuvent émerger. Une recherche de Peter Ramakers, un doctorant au PKU, pointe les lacunes d’une science sans fondements théoriques pour la soutenir. Son sujet de recherche est la transmission télépathique de réponses émotionnelles. Dans l’expérience qu’il utilise, l’émetteur est soumis à des images déclenchant de fortes réactions positives (érotiques, sports extrêmes, etc.), négatives (des corps mutilés par exemple) et neutres (des objets de la vie quotidienne, des paysages, etc.). Le récepteur quant à lui, ne voit rien.

Au cours de cette expérience, les chercheurs mesurent le taux de transpiration des mains des participants, car il permet d’évaluer les variations émotionnelles. Comme prévu, l’émetteur réagit intensément aux images positives et négatives, et de façon plus faible avec des images neutres. Les résultats sont plus étonnants concernant le récepteur. Ramakers attendait un pic émotionnel au moment ou l’émetteur voyait des images positives ou négatives. Au lieu de cela, il trouva de légères augmentations au niveau du récepteur lors des images négatives et neutres. Aucune réaction pour ce qui est des images positives.

En sortant du KPU et de retour sur le campus de l’Université, je me demandais ce que des scientifiques hors de l’unité penseraient de ces résultats. Il y a en effet peu d’interactions entre la psychologie et la parapsychologie. “Les psychologues ont généralement l’esprit ouvert”, explique Richard Wiseman, professeur de Psychologie a l’Université d’Hertfordshire, “mais, à moins que vous n’ayez quelque chose en rapport direct avec leur travail, ça ne les intéressera pas”. Même si les preuves du psi étaient flagrantes, elle seraient trop éloignées de leurs courants de pensée...

Liens et informations :

La parapsychologie à l’université d’Edimbourg

Le Ganzfeld au laboratoire PRL

La parapsychologie réalité ou fiction ?

Le Ganzfeld

Résumé d’un article publié dans “The Guardian”, septembre 2005.

Traduction par Sébastien Quérec.


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