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Le sens de notre action

par René FOUÉRÉ


Pour conclure l’entretien qu’elle nous a accordé , Francine FOUÉRÉ nous donne à lire, et peut être aussi à méditer, un texte de René FOUÉRÉ : Le sens de notre action. Ce texte invite aussi la communauté ufologique à réfléchir sur les problèmes de communication et la mise en œuvre d’une éventuelle stratégie. Le peu d’intérêt de la communauté scientifique pour le phénomène des ovnis ne serait pas tant dû à un rejet massif de ce dernier, qu’à une incapacité de la communauté ufologique à communiquer adroitement sur ce phénomène. Ce texte, paru dans Phénomènes Spatiaux en 1969, reste d’actualité.

Notre action essentielle ne vise pas les services officiels, au sens politique ou gouvernemental du terme. Comme celle du Dr. McDONALD aux Etats-Unis, elle vise la communauté scientifique elle-même, qui est seule capable de mener une enquête qui, Gérard KLEIN l’a justement dit, a depuis longtemps dépassé les possibilité et la compétence des groupes d’amateurs les plus actifs. Si, d’ailleurs, la science s’inclinait devant les faits, par la voix de ses plus hauts représentants, les gouvernements, du même coup, collaboreraient avec nous, car en de telles matières, il prennent conseil près des représentants les plus éminents de la communauté scientifique.

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René et Francine FOUÉRÉ, photo prise le dimanche 14 août 1988

C’est l’attitude présente du monde scientifique qui est, dans le domaine de nos recherches, l’obstacle principal, je dirais presque l’obstacle clé. Essayer, avec l’aide de journaux ou de postes d’émission sympathisants, de se servir du public pour exercer une pression sur la science ou les services officiels est une tâche à peu près vaine. D’une part - sauf incidents majeurs, fantastiques et imprévisibles qui résulteraient de l’initiative des extraterrestres eux-mêmes - il n’y aura jamais qu’une faible fraction du public à s’intéresser aux soucoupes volantes et jamais, d’autre part, les responsables d’un service de recherche ne consulteront les journaux, ni ne tiendront compte des articles publiés par la plupart d’entre eux, s’agissant de décider de l’ouverture possible d’une enquête concernant les soucoupes volantes. Les chercheurs sérieux en matière de soucoupes volantes ne doivent pas se laisser griser par le bruit qu’ils peuvent faire dans la presse, dans une presse qui est souvent à l’affût d’articles à sensation.

Donc, à mon sens, c’est l’édifice de la communauté scientifique qu’il faut attaquer, sur son propre plan et en usant de ses propres méthodes. Ce qui exige beaucoup de patience, de science et de sang-froid. Les cris, la provocation, la violence et l’infatuation ne sont pas de mise dans cette affaire. L’édifice scientifique ressemble, si nous pouvons nous servir de cette image, à une pyramide. Son sommet est fait d’éléments qui sont, pour le moment, irréductibles, et forts de titres difficilement acquis et justement appréciés. On ne peut pas attaquer de front ces sommets. On peut tout au plus - si l’on dispose pour cela d’éléments de haute qualité scientifique - essayer d’embarrasser et, jusqu’à un certain point, de neutraliser les savants dogmatiques occupant ce sommet. Le travail le plus rentable, dans l’état actuel des choses, est un travail d’infiltration, très discret, se faisant à la base même de la pyramide et visant de hauts techniciens ou des hommes de science qui ne sont pas entièrement contaminés par l’idéologie régnant au sommet et conservent une certaine ouverture d’esprit. Mais, pour atteindre ces hommes là, il faut parler leur langage, le seul langage qu’ils entendent. Il faut parler avec beaucoup de mesure, de prudence, et en avançant des arguments qui soient, dans l’ordre scientifique, aussi valables que précis. Ce sont ces techniciens et ces savants qu’il faut toucher. Il ne s’agit pas de prêcher des convertis, ni même de s’attirer les appréciations flatteuses du groupe clandestin de savants qui s’intéressent d’ores et déjà aux soucoupes volantes. Ce qui peut faire avancer le problème des UFOs, ce n’est pas que nous en parlions ou en fassions parler dans la presse ou sur les ondes, c’est le fait que nous parvenions à convaincre de son existence des hommes ayant dans le monde scientifique une autorité indiscutée et que ces hommes en parlent ouvertement. Ce qui est tout autre chose et aurait de tout autres conséquences. Des conséquences immédiatement décisives. Que, pour nous, les soucoupes volantes soient un fait, et un fait manipulé par des intelligences extraterrestres, c’est très peu important. L’essentiel est de convaincre de ce fait les sceptiques et, parmi eux, ceux qui jouissent dans la communauté scientifique du plus haut prestige. Le reste peut satisfaire notre vanité, notre ambition personnelle, nous donner le sentiment de notre importance ou nous " occuper ", mais risque fort de n’être qu’une " tapageuse inaction ", contradictoire dans ses modes, et finalement nulle ou négative en son résultat, sur le plan que j’envisage ici. Que le problème des soucoupes volante déborde de loin celui de la science et de la technique, qu’il puisse avoir des prolongements philosophiques, parapsychologiques, religieux ou historiques bouleversant, qu’il puisse mettre en question toute notre culture, je n’en disconviens pas. Mais si nous voulons qu’une enquête efficace sur le phénomène soucoupe s’instaure à l’échelle mondiale, ce n’est pas aux philosophes, aux hommes de religion ou aux historiens qu’il nous faut nous adresser - en supposant acquise l’existence réelle des soucoupes volantes -. Ce sont les hommes de science et les techniciens que nous avons à convaincre, comme le dit le Dr. McDONALD, " de l’existence même d’un problème ". Scientifiquement parlant, c’est à ce très bas niveau que nous devons commencer et nous devons, à ce titre, nous imposer les disciplines nécessaires, si ingrates qu’elles puissent nous paraître. Ce n’est pas seulement ce que l’on fait qui est important ici, mais, d’abord et surtout, la manière dont on le fait. Ce n’est pas seulement ce qu’on dit, mais le contexte même dans lequel on le dit.

parut dans le numéro 19 de Phénomènes Sspatiaux (mars 1969)


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