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Témoignage de rêve prémonitoire

Par Jean Prieur


Les dessins d’enfants, qui traduisent leurs aspirations profondes, leurs espoirs et aussi leurs manques et leurs craintes, ont souvent valeur prémonitoire. Plus que les dessins d’adultes, fruits de l’observation et de la pensée, ils sont en communication avec l’inconscient lui-même en correspondance avec le monde invisible.

Le Docteur Elisabeth KÜBLER-ROSS, dont les travaux scientifiques établissent la réalité de la survivance, visita Auschwitz, Maidanek et Buchenwald tout de suite après la libération de ces camps. Il y avait là, gisant sur le sol, des croquis et des gribouillages laissés par ces petits malheureux qui étaient passés par la chambre à gaz. Elle analysa ces dessins qui, tous, représentaient des papillons en plein vol. Or, le papillon, c’est exactement le symbole de l’âme prenant son essor vers ce monde qui n’aura pas grand mal à être meilleur. Ces dessins, je les ai vus moi-même en 1988 à Prague dans une exposition qui leur était consacrée..

Voici des exemples de prémonition graphique. En avril 1967, dans une école maternelle de Bavière, la maîtresse annonce : " aujourd’hui, je ne donne pas de sujet. Vous dessinez ce qui vous fait plaisir, ce que vous imaginez ". Quand elle ramasse les feuilles, elle constate avec inquiétude qu’un des écoliers a représenté un corps d’enfant gisant sous les roues d’un camion. Le lendemain, le petit garçon en question était écrasé par un camion-citerne.

Je n’ai pas d’autres détails sur ce drame qui fut relaté par la radio allemande et aussi par la nôtre. En revanche, sur un événement tout aussi troublant, j’ai pu obtenir des renseignements de première main. Cette fois, il s’agit d’un petit français établi en Suisse avec ses parents, en poste au Consulat de Lausanne. Il s’appelait (en vérité, il s’appelle toujours) Gabriel. Il avait du goût pour tout ce qui embellit la vie, il écrivait des poèmes, il jouait du violon, rêvant de marcher sur les traces de son père, il composait au piano et utilisait avec verve ses crayons de couleur. Blond aux yeux pers, le regard vif et doux, il était remarquablement beau. Il avait une grande maturité pour ses dix ans et ce charme des enfants très aimés, ce qui ne l’empêchait pas d’être fort remuant et désobéissant. Que de fois sa mère lui avait dit : " je t’en supplie, ne joue pas à des jeux dangereux ! ". Elle le lui répétait juste une heure avant la fatale partie de cache-cache qu’il avait organisée avec ses copains. Pour être bien sûr que personne ne pourrait le dénicher, il eut la malencontreuse idée de monter sur le toit de la grande maison où il habitait avec ses deux frères, sa sœur et ses parents. Or, on est en décembre, le toit à forte pente est verglacé. Gabriel glisse, il se rattrape à la gouttière où il reste quelques instants suspendu. Bien vite à bout de forces, il lâche tout et tombe du haut des deux étages. Il s’écrase sur le gravier. Sa mère, qui a entendu ses cris de détresse, accourt. Il murmure encore : " j’ai mal, j’ai très mal... " ses yeux se révulsent ...et il meurt pendant le transport à l’hôpital. " Quelques semaines après son départ, dit sa mère Françoise C., en rangeant ses partitions de musique, j’ai retrouvé un dessin de Gabriel. Il représentait une maison de taille imposante comme notre villa de Lausanne. Les couleurs étaient vives mais les volets étaient fermés. Sur le toit, du côté de sa chute, se trouvait une horloge indiquant l’heure exacte du drame, 5 h 03. La légende me fit encore plus de peine car elle disait " la maison de mes rêves ". Il avait du faire ce dessin un ou deux mois avant l’accident. Par la suite, je me suis souvenue l’avoir vu esquisser de grandes maisons avec toujours une horloge sur le toit. Je lui en fis l’observation, je lui demandais pourquoi. Il me répondit qu’il ne savait pas. " Les parents de Gabriel quittèrent Lausanne en 1984 pour s’établir au Canada où Françoise avait été mutée par les Affaires Etrangères. Là, d’autres découvertes attendaient la jeune femme " J’ai retrouvé une esquisse au crayon représentant toujours le même style de grande et haute maison et, grimpant les pieds le long du mur, toujours du même côté, un petit personnage suspendu à une corde. Mon Dieu, la corde, nouvelle prémonition ! C’est ce que j’ai cherché désespérément quand je l’ai vu suspendu à la gouttière. Mais je n’ai rien trouvé et quand je suis revenue, il gisait sur le gravier. "

A quelques temps de là, Michel, le frère cadet, montra à sa mère deux cahiers de dessins. Les uns étaient de Gabriel : de nouveau, la maison avec l’horloge marquant 5 h 03, les autres de Michel. Parmi ces derniers, Françoise remarqua une maison en forme de case africaine, avec une porte pour toute ouverture. Pas de fenêtres, mais à l’intérieur on voit un double escalier sur lequel monte un personnage, la tête entourée d’un halo. Là encore une horloge, non pas sur le toit mais juste dessous, une horloge qui indique de nouveau 5 h 03. " Le dessin de Michel daterait de la fin de notre séjour à Dakar, dit Françoise, vers juillet 1980 soit dix-huit mois avant l’accident. C’est inouï ! Michel aurait eu lui aussi la prémonition du décès de son frère ! Et ce n’est pas tout, Awa, notre jeune cuisinière sénégalaise, m’a dit tout récemment qu’elle avait vu cet accident en rêve, lorsque nous étions encore à Dakar. A l’époque, elle n’avait jamais imaginé qu’elle pourrait nous accompagner en Europe, puis au Canada. Elle se souvient très exactement de la maison qui était identique à celle de la route de Berne. Seulement, l’enfant qui tombait du toit était noir. " Quant à Françoise elle-même, deux semaines avant la tragédie, elle voyait chaque nuit en rêve la fenêtre par laquelle Gabriel était sorti. " Il faudrait peut-être la condamner, songeait-elle, comme l’hiver précédent pour que l’air glacial ne s’y engouffre pas. Oh, après tout, ce n’est pas nécessaire, maintenant nous sommes habitués aux rigueurs du climat européen ". La monition avait été incomplète, Françoise, qui s’en veut terriblement d’avoir négligé cet avertissement, n’avait envisagé qu’une arrivée d’air froid. Mais qui aurait pu penser que cette fenêtre ouvrait sur la mort ?

Cette autre mère dont on me signale le cas eut plus de chance que Françoise. Elle rêve d’un lit qui s’enflamme ... elle comprend la monition. Elle s’arrache au sommeil, elle se lève en toute hâte et constate que le berceau de son enfant, placé trop près de la cheminée où le feu s’était réveillé, recevait des projections d’escarbilles. Le molleton du couvre-pied commençait à brûler ... "


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