Un témoignage étonnant de postcognition
Par Mireille
postcognition : connaissance d’un événement passé autrement que par les sens connus.
« Je me trouvais dans une jolie petite ville, par un temps splendide et très chaud, un ciel tout bleu, dans une calèche noire décapotée à grandes roues, attelée de chevaux. Je portais une élégante robe blanche longue et un chapeau, deux jeunes hommes dont l’amitié semblait m’être précieuse m’accompagnaient ; j’étais jeune, les gens se retournaient sur notre passage.
Nous étions dans une rue bordée de petites maisons, quand sur notre droite, nous passâmes devant un minuscule cimetière. Je dis aux jeunes gens : « j’ai là un bébé qui s’appelait Bénédicte ». J’étais triste, j’aurais souhaité m’arrêter et me recueillir là quelques instants. Je pensais que c’était bien que mon bébé repose dans ce petit cimetière plein de soleil, au milieu des maisons. Nous descendîmes cette rue, et sur notre gauche, se trouvais une jolie place très animée, avec de vieilles maisons et une auberge. Nous allions dîner là. J’avais la sensation d’une vie douce, agréable, sereine. On nous regardait, on nous saluait, comme des personnages importants. J’évoluais dans cette vie durant toute la nuit du 31 mai. Je m’y trouvais bien, et quand je m’éveillais je pleurais et je hurlais, angoissée par l’environnement inconnu que je découvrais. Je ne savais plus où j’étais. Je me rendormais et retournais de nouveau dans le même lieu, la même vie, je n’arrivais pas à la quitter pour revenir dans le présent. Et ce fut ainsi toute la nuit. (...)
De nombreuses coïncidences conduisent Mireille à Newport qu’elle visite avec des amis.
En fin d’après-midi, nous descendions une rue bordée de vieilles maisons, quand Bill me dit : « Regardez, Mimi, le petit cimetière à votre droite » ! Je vis très rapidement, de la voiture, un petit cimetière ancien, et de suite, j’eus un coup au cœur ; il m’était familier, je le reconnaissais, c’était celui qui m’était apparu à la sortie du coma en 1986.
Au bout de la rue, Bill tourna à gauche, et là, c’était la jolie petite place où je me promenais dans la calèche noire, trois siècles auparavant. Il y avait une auberge avec un nom français. J’étais paralysée d’émotion et de stupeur.
Par crainte de paraître ridicule ou même folle, je n’ai pas osé demander à Bill de retourner en arrière pour voir le cimetière. Mais j’étais bouleversée et je ne cessais d’y penser. (...)
Billy décida alors que nous y retournerions le lendemain. (...) Reprenant nos recherches, nous arrivâmes dans une rue en pente bordée de maisons des années 1600, 1700, et, sur notre droite, un vieux cimetière ! Celui-ci, OUI ! Enfin, je le retrouvais. Tout petit, 40 m2 au plus, entre deux vieilles maisons, un gazon vert planté de simples pierres tombales grises, taillées et gravées.
J’entrais, très émue, pensant que je pourrais trouver un indice, peut-être une tombe de bébé. Les pierres tombales des enfants étaient petites. Je me dirigeais vers la plus petite, et là, le premier nom que je découvris était BENEDICT. Le bébé qui reposait là était mort en 1701. Je pleurais malgré moi en disant : « Billy, ce n’est pas possible, est-ce que je rêve ? Le bébé que j’ai perdu en 1954 s’appelait « Bénédicte ». Billy était très ému lui aussi, il répétait : « I can’t believe it » ! Je ne peux pas le croire ! Le bébé qui reposait là était mort à 17 jours, il était l’enfant de BENEDICT ARNOLD, le Gouverneur de cet Etat, un personnage important et très riche. »
S’en suivent des péripéties extraordinaires qui ont, pour l’anecdote, permis à Mireille de devenir citoyenne d’honneur de la ville de Newport.
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