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Une guérison inattendue

Par Marie-Noël


Même si le témoignage qui suit n’a pas reçu le contrôle d’un Bureau Médical aussi respecté que celui de Lourdes, les faits exposés permettent de mesurer la part d’inconnu qui recouvre la guérison de Marie-Noël. Une expérience indissociable d’une autre vécue peu de temps auparavant, une NDE (expérience aux frontières de la mort).

Le 17/01/1998

Je vais essayer de vous exposer les circonstances médicales de mon expérience en espérant que ma mémoire soit fidèle.

En octobre 1982, après une année de fatigue extrême, je suis opérée d’un fibrome de l’utérus, mais à mon réveil le médecin m’apprend qu’il s’agit d’ennuis beaucoup plus sérieux et que j’ai subi une hystérectomie totale. Quelques jours plus tard, on me fait un prélèvement de moelle osseuse en me disant que j’ai des anomalies sanguines et que je serai très probablement réopérée quand j’aurai pu récupérer des forces. Je suis très faible et je ne pose pas de questions, il me semble tout de même comprendre qu’il s’agit d’un cancer, je suis si épuisée que ça m’est égal, je n’ai jamais eu peur de la mort.

Les résultats de l’analyse de moelle confirment le diagnostic : leucémie à tricholénocyte très avancée mais on ne me le dit pas. Je sais seulement qu’on m’enlèvera la rate dès que possible, car elle a triplée de volume. Je suis toujours aussi apathique. Trois semaines après la première intervention, on m’enlève la rate . Je ne suis pas brillante et j’ai droit à une douzaine de jours de soins intensifs avec des tuyaux partout, visites interdites et un état semi conscient. Enfin, il y a un mieux, je retrouve ma chambre, j’ai moins de branchements, je suis tout à fait consciente. Deux jours plus tard : embolie pulmonaire, terriblement douloureuse dont je sors par miracle grâce à des soins énergiques. Encore un bon mois de clinique.

Je rentre chez moi pour Noël, très maigre et à peine capable de me tenir debout. Je dois me rendre à l’hôpital deux (ou trois ?) fois par semaine pour des prises de sang et un contrôle des anticoagulants. J’ignore toujours de quoi je souffre exactement. J’ai cru comprendre que c’était un cancer, mais chose curieuse, on ne me propose ni rayon ni chimio, que penser ?

Les deux opérations ont peut être suffit à tout nettoyer ? Dans ce cas, il suffit d’avoir un peu de patience et je vais me rétablir. Le moral est bon. Les mois passent sans que je reprenne des forces, au contraire je reste de plus en plus alitée avec des douleurs (osseuses et musculaires) très pénibles. J’ai l’impression d’être abandonnée des médecins. Je ne comprends pas pourquoi on ne me traite pas et pourquoi j’ai si peu de sédatifs. Mon mari se fâche et sans m’en parler demande des explications à l’hôpital. Il apprend alors le nom exact de ma maladie et il sait aussi que je suis perdue à très court terme et qu’il n’existe aucun traitement. N’acceptant pas ce diagnostic, il obtient l’adresse du spécialiste européen de ce mal et demande un rendez-vous. C’est à l’hôpital St Louis à Paris (Prof. F.). Je ne suis toujours pas au courant.

« Le professeur téléphone pour me proposer, sans aucune garantie, d’essayer un nouveau traitement. »

Je suis reçue très aimablement, le professeur est charmant, très humain (enfin !) et me parle clair : je sais tout et je peux poser toutes les questions. Je suis soulagée de ne plus être prise pour une idiote, après tout c’est bien moi que ça concerne et je suis capable d’affronter la vérité. Je ne suis d’ailleurs pas surprise au fond je le savais déjà. Il ne me reste plus qu’à rentrer chez moi et attendre quelques mois. Je décline et je souffre. Puis le professeur téléphone pour me proposer, sans aucune garantie, d’essayer un nouveau traitement, l’interféron. Je serais la première à l’expérimenter et il ne garantie aucunement le résultat. Il suit mes analyses et pense qu’il me reste environ un mois de vie. C’est à moi de décider, je n’hésite pas une seconde, je tente ma chance. Je suis donc très rapidement hospitalisée à St Louis (service du Professeur C.). Les deux professeurs me précisent bien les risques encourus, j’accepte.

On me prélève de la moelle et c’est la première piqûre. Coma de quelques heures, aucun souvenir. J’ai une piqûre chaque matin, la réaction est forte, je suis à demi consciente, amnésique jusqu’à midi mais dans la journée je reprends mes esprits, je me lève un peu et curieusement, je ne souffre plus du tout. Au bout de dix jours, on me renvoie chez moi, à Dijon, avec mon stock d’interféron et je dois revenir à St Louis, en hôpital de jour, chaque mercredi. Le traitement est prévu pour six à neuf mois. Je ne souffre plus, j’apprécie, mais je suis toujours très faible, je ne quitte guère mon lit et les effets des médicaments sont toujours aussi violents le matin. Les expéditions à Paris sont un calvaire, je n’accepte pas de prendre une ambulance, mon mari ne travaille plus le mercredi pour m’accompagner en train et taxi. Il n’y a qu’une heure quinze de train, c’est facile, mais le quai de la gare est long, je doit marcher de la voiture au train et c’est effrayant, mon mari me porte plus qu’il ne me soutient, je ne sais pas ce qui se passe le matin à l’hôpital, je ne sais même plus comment je m’appelle, j’ai un souvenir horrible de ces voyages.

« Je m’éteignais doucement, sans secours médical. »

Les analyses sont surprenantes, toutes les données sont à l’envers, comment peut on vivre avec un sang pareil ? Le Professeur F. me dit que c’est un échec total mais qu’il doit poursuivre son protocole d’essai. Pour ma part, quand je suis lucide, j’estime qu’il ne faut pas parler d’échec, après tout je suis toujours en vie, j’ai donc déjà gagné plusieurs mois, et les souffrances ont disparu, c’est appréciable, je sais bien que je ne suis pas en voie de guérison mais j’accepte, au jour le jour.

Au bout de quatre mois de traitement, ce n’est plus possible, je ne suis plus transportable, j’ai perdu mes cheveux, je ne me lève plus, il est visible que je suis au bout et les analyses sont affolantes. Finalement, la décision est prise : plus d’interféron, je ne le supporterais plus. Retour à Dijon, pour attendre la fin .

Il a bien fallu deux mois pour que les effets nocifs du médicament s’estompent. Je retrouvais ma tête mais en même temps, c’était le retour des douleurs. J’espérais une fin rapide. Ma famille se relayait à mon chevet, je m’éteignais doucement, sans aucun secours médical, je ne parlais presque plus et j’acceptais sans crainte.

J’avais 49 ans.

« Je me suis retrouvée au plafond de ma chambre. »

Ce soir là, mon mari me veillait, après sa journée de travail et plusieurs nuits sans sommeil, il était épuisé. Il s’est allongé prés de moi et sans le vouloir s’est endormi. C’est alors que j’ai ressenti des douleurs encore plus intenses que d’habitude et que j’ai « su » que je ne m’en remettrai pas. Tout à coup, mon esprit était clair je savais que je partais, ce n’était pas triste mais je devais prévenir mon mari, lui dire adieu, je le voulais absolument, hélas mon corps ne m’obéissait plus, je ne pouvais ni bouger, ni parler, rien et d’ailleurs, je ne sentais plus rien, il n’y avait plus que mon esprit qui réagissait intensément. J’étais appelé ailleurs, je devais y aller, mais j’étais désolée d’abandonner ainsi mon mari sans l’avertir. Il n’était plus temps de regretter, j’étais poussée sur une sorte de toboggan très rapide et je me suis retrouvée au plafond de ma chambre, très surprise de voir mon corps, en dessous, comme éclairé de l’intérieur. J’ai pensé : "me voilà donc morte, puisque je suis hors de mon corps. Je n’ai rien senti, c’est facile" et je me suis contemplée avec curiosité, je me trouvais très laide, je pouvais abandonner cette dépouille sans regrets, comme un vieux vêtement dont on n’a plus l’usage, je m’en suis détournée pour un autre lieu, neutre, que je ne peux guère qualifier, j’étais infiniment heureuse, baignant dans un amour parfait, avec le sentiment de tout savoir, de tout connaître, de tout aimer, le bonheur total. Les impressions terrestres devenaient petites, mesquines, insignifiantes en comparaison avec ce que je vivais, quelle joie !... et derrière moi je sentais une douce chaleur, une lumière, j’ai voulu me retourner pour gagner cet espace attirant mais une "main" énergique s’est posée sur mon épaule (comment expliquer que je n’avais pas réellement une épaule et que ce n’était pas exactement une main ?). Ce contact a été si réel que je le ressens encore, ferme et doux à la fois. Je ne pouvais pas me retourner et une voix est parvenue directement à mon esprit (je dirais télépathique) pour me dire : "non, tu ne dois pas y aller, tu dois retourner dans ton corps, ce n’est pas encore le moment, tu as encore quelque chose à faire" ». Ces mots m’ont désespérée, je n’ai pas eu le choix, il fallait obéir, quel chagrin ! et quelle horreur de devoir revenir sur terre dans ce cadavre si laid ! Avec désespoir, j’ai obéi. J’ai revu mon corps, en bas, j’ai fait un effort énorme pour redescendre et mon corps a sursauté lorsque je l’ai réintégré, c’était affreux, de nouveau je vivais ...

Aussitôt, je me suis assise sur mon lit et j’ai réveillé mon mari, il ne pouvait en croire ses yeux : j’étais assise, pleine d’énergie, et je parlais, je parlais .... avec un regard très étrange, comme venu d’ailleurs.... J’ai tout raconté, bouleversée. Je n’avais jamais entendu parler qu’une chose pareille puisse exister, comment cela pouvait-il être possible et pourquoi moi ?... Personne ne voudrait jamais me croire ! J’ai fait jurer à mon mari de garder le secret et nous l’avons effectivement gardé pendant plusieurs années.

Pour en revenir à l’aspect médical, les médecins n’ont rien compris : contre toute attente je me rétablissais ! c’était spectaculaire, assez rapide et plus jamais aucune douleur, comme ça, d’un seul coup !

« Longtemps le Professeur a souhaité me revoir car mon cas lui semblait inexplicable. »

Un mois plus tard (peut être un peu plus), j’ai décidé de me lever, de sortir, je voulais voir les arbres près de chez moi. Mon mari m’a pensée folle car évidemment je n’étais encore jamais sortie, mais j’y tenais vraiment et il a accepté. Avec un vrai bonheur, je me suis dirigée vers le arbres, je les touchais et toute leur énergie me traversait les bras, le corps, comme un courant affectueux et bienfaisant, je communiquais avec eux, je pouvais les comprendre et ils me donnaient leurs forces, c’était magnifique.

De ce moment, j’ai ressuscité à vue d’œil, incroyable, trois mois plus tard je reprenais mon travail à mi-temps, contre l’avis de mon médecin qui ne pouvait y croire. Pendant ce temps, mes analyses de sang étaient mauvaises, un peu rétablies dans la logique des choses, mais mauvaises tout de même. Longtemps le Professeur F. a souhaité me revoir car mon cas lui semblait inexplicable, mon dossier a été étudié à l’institut Pasteur et même au Japon, mystère ! A ce jour, on ne guérit toujours pas de ce type de leucémie. Sans interféron, le pronostic de survie est court. Avec l’interféron qui a été mieux connu, mieux dosé donc mieux toléré, les rémissions sont fréquentes, dès que les analyses s’affolent les patients sont remis d’urgence sous interféron et obtiennent de nouveaux répits. Nous pouvons donc rencontrer maintenant des patients malades depuis 10 ans ce qui était impossible en 1983. L’inexplicable, c’est que j’ai eu un échec total du traitement, que j’ai présenté des réactions qui auraient du être fatales, que je n’ai reçu aucun traitement par la suite mais que je suis toujours là au bout de 14 ans ! La maladie est demeurée à un stade de rémission stable (environ 5% de tricholeucocytes), je sais qu’elle peut s’affoler du jour au lendemain et l’issue fatale serait très rapide, mais ça ne m’inquiète pas du tout. J’ai de très bonnes raisons pour ne pas craindre la mort.

Et puis, l’avis des médecins !... j’ai appris qu’ils ne sont pas infaillibles et que la décision du jour et de l’heure, ce n’est pas eux qui la prendront.

« Le plus intéressant, c’est toute la transformation spirituelle qui a suivi. »

En attendant, je vis à peu près normalement, j’ai pu retravailler, à mi-temps, pendant sept ans (agent technique de sécurité sociale) puis j’ai accepté une retraite anticipée car j’étais malgré tout très fatiguée. Je dois me ménager un peu et n’ayant pas toute l’immunité normale, je suis souffrante plus souvent que d’autres, mais ce n’est jamais bien grave. Dans l’ensemble, je trouve que ma santé n’a rien de catastrophique. Comme mes médecins ignorent ce qui m’est arrivé, je ne peux pas vous dire leur opinion, je passe déjà pour une curieuse bête, qu’en serait-il s’ils savaient tout !...

Le plus intéressant, ce n’est pas ça. C’est toute la transformation spirituelle qui a suivi, une nouvelle conception de la vie, quelques dons paranormaux aussi qui me forcent à réfléchir. C’est vrai que je ne suis plus la même personne, c’est un privilège d’avoir connu ça, je ne regrette pas. J’aimerais partager cette faveur, servir à quelque chose mais ce n’est pas facile, l’expérience est très personnelle et se transmet mal.

Ma santé reste un peu délicate mais ma vie est tellement plus riche ! Je remercie le ciel de m’avoir accordé cette ouverture d’esprit, ce regard sur "l’ailleurs", cette compréhension élargie du "MOI". Les difficultés de santé ne concernent que le corps physique, c’est à dire peu de choses. Ce n’est pas important. Franchement je m’en moque.


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