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les états de conscience modifiés

par le Docteur Cuvelier, Neuropsychiatre, docteur en médecine Licencié en théologie et philosophie


Depuis le début de l’humanité, l’homme a rêvé d’une connaissance dépassant les limites de sa cons­cience. C’est peut-être la première tentation et la fasci­nation du fruit défendu qui est toujours vivace.

"Le jour où vous mangerez, susurre le per­fide ser­pent, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des Dieux, qui connaissent le bien et le mal" (Gen. 3-5).

Ne serait-ce pas là une des meilleures défini­tions des états de conscience modifiés ? Un moment d’illumi­nation qui nous permet de saisir du dedans le mystère de l’Homme et du Cosmos et surtout de pouvoir affirmer que l’homme est la seule source de ses expériences. La Genèse ne s’est pas trompée en voyant dans cette affir­mation la source même du péché et du mal.

Lors du congrès d’hypnose et de sophrologie de 1993 dirigé par Alain Donnars, François Rous­tang avait estimé que la notion d’états de cons­cience modi­fiés n’avait aucune signification. Cons­tatation normale pour un psychanalyste. En effet, pour Freud qui fut formé à l’école matérialiste de Brücke, la conscience apparaît comme la face subjective de problèmes neuroni­ques. Elle est le résultat d’une perception par l’attention. C’est là, à la périphérie du monde exté­rieur et des systèmes mnési­ques que se forge le noyau du Moi. Mais le passage à la cons­cience va impliquer une intégration du refoulé au système préconscient, d’où la nécessité d’une verba­lisation de la trace mnémonique inconsciente.

C’est grâce à ce processus que le patient pour­rait, à certains mo­ments, avoir une vision nette de ses problèmes. Mais cet état de conscience n’est en aucun cas modifié par une cause extérieure au sujet, il est simplement modifié par des éléments incons­cients du psychisme.

A Romain Rolland qui, le 14 juillet 1889, atti­rait l’attention de Freud sur les phénomènes mysti­ques, il répondait qu’il s’agissait "d’un sentiment océanique", terme inventé dans Malaise dans la civilisation, résidu pathologique qui se sera évacué par la crise. Ce senti­ment océanique ne serait qu’une exté­riorisation du senti­ment du bien-être éprouvé auprès des figures mater­nelles.

Pour la réflexion philosophique classique, la cons­cience permet au sujet de se percevoir, elle aura ce pouvoir d’appréhender le Moi. Conscience spontanée et conscience réfléchie ignoraient jusqu’à Freud la notion d’inconscient. Mais que ce soit la simplicité apparente de la philosophie classique ou l’enseignement illumina­teur de la psychanalyse, on ne peut nier que l’homme, depuis toujours, a estimé avoir l’expérience d’états de cons­cience tout à fait étrangers à son Moi. La science maté­rialiste se révolte devant une telle affirmation et l’incons­cient arrive à point pour démontrer qu’il ne s’agit que d’illusions et que ces états étrangers font bien partie du psychisme humain.

Il n’en restait pas moins vrai que ces états appré­hendaient d’une manière inconnue un environ­ne­ment connu. Il est trop facile de considérer toute étrangeté faisant irruption dans la conscience comme provenant de l’inconscient personnel du sujet, d’autant plus que certains éléments sont irréductibles au psychisme étudié. Comment un phénomène de voyance, surtout prophéti­que, peut-il venir de l’inconscient personnel ? Et il n’est plus question actuellement, si du moins on est honnête intellectuellement, de nier ces phénomènes.

La conscience, nous expliquent les philosophes modernes, serait une herméneutique de la réalité, c’est-à-dire qu’elle pourrait déchiffrer les signes et symboles exprimant nos rapports avec les autres et le monde. La conscience nous ouvrirait à un monde dont nous ne serions qu’un élément. Il semble bien que l’homme plonge par sa conscience dans un inconscient collectif, on pour­rait même écrire, un inconscient cosmique. Lors de certains moments dont il faudrait définir les modalités et les raisons, notre conscience coïncide avec d’autres cons­ciences...

C’est évidemment dans la sphère du sacré que nous trouverons les manifestations les plus ancien­nes des états de conscience modifiés. Manifesta­tions cons­tantes depuis l’origine, qui s’expriment grâce à des consciences particulièrement aptes à les recevoir. Le médium, inter­médiaire entre les hom­mes et le sacré est connu depuis toujours, le chama­nisme n’étant qu’un épisode parmi beaucoup d’autres. Des religions du Moyen Orient ancien aux sagesses d’Extrême-Orient, du Christianisme à ces nouvelles religiosités qui envahissent le monde actuel, en particulier le New-Age, du religieux au séculier, du sacré au profane, les états de conscience modifiés persistent, se déforment se travestissent à travers les gnoses, les sectes la drogue ou la résurgence nietzschéenne du Sur­homme. Le désenchantement du monde, expression poétique pour sa sécularisation, laisse la place libre à l’affirmation solitaire de l’homme, sol invictus. C’est pourtant à l’heure où il croit triompher qu’il se heurte à des "faits de conscience" qu’il n’arrive pas à intégrer dans son histoire personnelle. Il ne peut concevoir rationnelle­ment la manifestation tangible de ce qui est normale­ment dérobé “ aux sens et à l’humaine saisie ”. Peut-on admettre raisonnable­ment la présence d’une absence ?

L’homme des lumières ne peut qu’évoquer l’étran­geté : ce qui est hors de l’ordinaire, presque mira­culeux. A vrai dire, ces fait n’ont pas de nom et on est heureux de les jeter pêle-mêle dans un fourre-tout appelé para­psychologie. Abraham Mas­lov, dans son ouvrage Vers une psychologie de l’être, va récuser le sacré. Il va appeler "peak expe­riences" des faits de conscience rapides poussés au plus haut niveau d’expression, fusionnant même quelquefois avec le Cosmos ou ce qu’il appelle la Totalité. En définitive, cette tentative promet­teuse débouche sur “ l’insigni­fiance ” de ces phénomè­nes. De tels faits, nous disait Freud, ressortent de la psychopathologie. En 1961, Margharita Laski, roman­cière anglaise, met en valeur des phénomènes extatiques partagés par des gens sans troubles psychiques, intelli­gents et créatifs. Mais son essai L’extase, étude de quelques expériences laïques et religieuses ne nous donne aucune clef de compré­hension. En rassemblant plus de quatre mille des­crip­tions de ces "états modifiés de conscience", Sir Alister Hardy nous laisse l’impres­sion de faits inutiles. En refusant le sacré et ce qu’il implique, en sécularisant ces phénomènes, ces états de cons­cience ne peuvent que disparaître par manque de sens. Nous savons cependant, particulièrement les psy­chiatres, que ceux qui ont connu de telles expériences peuvent être changés radicalement dans les profondeurs de leur personne.

Certains ont imaginé que l’expérience des drogues psychédéliques allaient nous faire au moins connaître le comment de ces phénomènes, vraisem­blablement mani­festations pathologiques des sys­tèmes neuroniques com­posant le cerveau humain. Le grand psychologue Geor­ges Dumas écrivait, en 1946, l’année de sa mort, un ouvrage intitulé Le surnaturel et les dieux d’après les maladies mentales. Essai de théogénie pathologi­que. Certes, la drogue est le moyen le plus employé depuis le début de l’humanité pour modifier son "état de cons­cience". Le chapitre 3 de la Genèse évoque déjà un fruit "désirable pour acquérir l’entendement" et conférant à l’homme le redoutable pouvoir de choisir entre le bien et le mal. Ne considérons pas la pomme comme la première drogue, mais ce fruit, resté mysté­rieux, permettait d’accéder à la connais­sance, de s’éveiller à la réalité, de plonger le regard dans l’abîme de l’être, de choisir le oui ou le non. Il s’agit bien là de l’acquisition d’un état de conscience modifié. Serait-ce cette fameuse mandragore ou pomme d’amour qui aurait permis à Rachel d’enfan­ter Joseph (Gen. 30-14) ?

L’absorption de substances mystérieuses per­met­trait de vivre une modification de conscience ouvrant sur l’inconnu, ce serait une clef pour le surnaturel permet­tant, comme "Balaam aux yeux perçants" de devenir voyant. Rimbaud écrivait le 15 Mai 1871 à Paul Dumeny "Je est un autre...Je dis qu’il faut être voyant... par un long, immense et raisonné dérèglement des sens..."

Mais il faut réintégrer le "lieu du sacré" pour comprendre le sens de ces états particuliers. La reli­gion védique, en proposant sa liqueur magique, le "Sôma", décrivait ainsi le résultat : "Nous avons bu le Sôma, nous sommes devenus immortels, nous sommes arrivés à la lumière, nous avons atteint les Dieux..."

Ces produits permettent d’obtenir une fusion com­munautaire dépassant toute individualité et per­mettant d’accéder à une conscience collective, trans­cendante et dépassant la conscience indivi­duelle. Par là, nous comprenons mieux les réactions au sein des sectes, les comportements si aberrants tels que les suicides collec­tifs ou l’emprise totale d’un gourou sur l’esprit et le corps de ses disciples. L’homme seul est broyé par le temps, écartelé par l’espace, petite partie des autres, il s’éveille à une réalité nouvelle. Le chanvre chez les Baloubas ou le cat en Arabie ont rôle de sacrement de la commu­nica­tion. C’est bien là ce que cherchent nombre de jeunes européens. L’homme qui respire désormais avec les autres voit ses états de conscience se fondre avec ceux de l’humanité et du Cosmos, il entre dans un nouveau monde.

Merleau Ponty écrivait que ce qui garantit l’homme sain contre le délire, ce n’est pas la critique de sa raison, mais bien la structure de son espace. Tout procédé qui dissipera les catégories du temps et de l’espace ouvrira un accès à des connaissance nouvelles. La drogue, ce fléau criminel, nous permet de connaître le comment des états de cons­cience modifiés. On comprend pourquoi Williams James écrivait dans ses Varieties of religious experiences que le protoxyde d’azote et l’éther stimu­laient la conscience mystique, couche après couche.

Dans Connaissance par les gouffres, Henri Michaux décrit parfaitement cette expérience fusion­nelle "sans cesse l’infini lèche l’enveloppe de son fini, ne lui laissant pas de trêve, le secouant jusqu’à en faire une poupée brisée, brisée par l’infini".

Certes on ne peut que déconseiller la quête de tels états, ouvrant trop souvent à des êtres mal préparés les portes de la folie. Néanmoins, ces expériences portant en elles même l’extase et la destruction démontrent que l’essentiel des états de conscience modifiés est une expé­rience transperson­nelle dans une fusion pouvant aller jusqu’à l’aliéna­tion.

"Je suis le sinistre miroir

Où la mégère se regarde

Je suis la plaie et le couteau

Je suis le soufflet et la joue !

Je suis des membres et la roue

Et la victime et le bourreau"

(Baudelaire, Les Fleurs du Mal)

Certains, comme Leuba, ont parlé de ces états en les réintroduisant subrepticement dans le champ du sacré. Il s’agirait de "mystique sau­vage", phénomène sans signification dans son essence même, état océanique faisant monter une incontrôlable marée d’affects. Provoqué par une drogue, un choc émotif, une pratique d’ascèse ou induit par l’hypnose, la musique ou d’autres procédés, ce vécu mystique brut, d’après Leuba, serait de tous les temps, de toutes les époques, mais ne saurait survivre sans interprétation culturelle et historique. Ainsi, les états modifiés de cons­cience se traduiraient au cours des siècles selon des modalités différentes : extase des pythies, phénomènes spirites ou pouvoir acquis auprès des sectes, tous ces phénomènes paranor­maux sont profondement imprégnés de la culture ambiante.

Mais le terme de mystique sauvage est ambigu, tout au moins équivoque. La mysti­que chrétienne est bien différente des mysti­ques fusionnelles mais se confond quelquefois, il faut le dire, avec elles.

Il est vrai que ces états de conscience modifiés nous ouvrent à une autre dimension psychique inconnue caractérisée par le senti­ment océanique, expérience fusionnelle, pour ne pas dire confusionnelle. Au début du XXème siècle, Richard M. Bucke parlera de "conscience cosmique".

Il est vrai que l’on passe insidieusement du champ de la psychologie à celui de la philoso-phie, car cette conscience cosmique suppose que Dieu est identique à l’Univers, que l’on peut coïncider avec lui par un éveil de la cons­cience. Nombre de sagesses purement humaines comme le Taoïsme ou l’Hindouisme soutiennent que cette conscience cosmique serait le stade ultime de la conscience, lieu où la matière et l’esprit ne feraient qu’un.

Ainsi, parler "d’états de conscience modifiés" postulerait une philosophie éveillant l’homme à une autre réalité, l’investissant d’une énergie spirituelle dépassant amplement le petit ego individuel.

Mais les faits sont là, dont les effets, décalés dans le temps et l’espace, caractérisent les rap­ports transpersonnels.. On connaît depuis toujours ces effets, appelés poltergeist ; ils se caractérisent par des bruits, souvent intenses et violents ou des télékinésies : tiroirs s’ouvrant sans raison, cadres se détachant de leur clou, ou objets baladeurs... Nous savons que le poltergeist existe dans des familles où se trouve souvent une enfant à peine nubile, souvent retardée. Elle semble jouer un rôle d’amplification extériorisant des conflits fami­liaux conscients ou inconscients.

Les médiums semblent maîtriser, au moins en partie, ces phénomènes. Lorsqu’en 1847, les soeurs Fox ont l’idée géniale de canaliser ces bruits pour les rendre expressifs, elles inventent le spiritisme permettant d’entrer en contact avec d’autres psychismes apparem­ment personnalisés mais qui sembleraient, à l’analyse, des agrégats de psychismes divers. A cette même époque, l’anglais Tyrrell publie Au delà du conscient étudiant avec des exigences scientifiques, la télépathie, la clair­voyance, la télékinésie, montrant ainsi que l’être humain s’étend bien au delà des limites de sa cons­cience.

Si le poltergeist est une extériorisation de conflits transpersonnels inconscients grâce à un médium, les états de conscience modifiés pourraient être l’extériorisation d’un inconscient collectif. L’hypnose serait un mode d’entrer commode et favorisant les états de voyance en employant des supports fascinants : miroir, feu, eau, boule de cris­tal ; la catoptromancie est un des modes de divination le plus anciennement utilisé.

L’état de conscience modifié mettrait donc le sujet dans un état de concentration lui permettant une relation avec le flux de l’inconscient collectif. Avec son médium Catherine Muller, plus connue sous le nom d’Hélène Smith, Théodore Flournoy démontre la fonction créatrice de l’inconscient, une mythopoïèse renforcée par l’utilisation de l’hypnose. Justinus Kerner avec Fredericka Hoffer, ou Brentano avec Catherine Emmerick mettent en valeur cette fonction mythopoïétique de l’inconscient qui ne se nourrit pas de pures imaginations. On ne peut écarter ces faits avec légèreté, ils sont cons­tatables même s’il est difficile d’en donner une explication exhaustive.

Nous attirons volontiers l’attention sur les travaux de Tanemari Chiba, psychologue japonais (1884-1972). Dès 1933, il s’est consacré à l’étude de la conscience et ses travaux représentent quatre gros volumes. Pour lui, le conscient et l’inconscient ne diffèrent pas fondamentalement et seraient régis par des lois de même nature. Ils seraient les deux moments d’une seule conscience qu’il appelle "conscience propre" et ils auraient les mêmes visées. Chiba semble influencé par le syncrétisme japonais du Bouddhisme et du Shintoïsme estimant que l’état originel de l’esprit est inconscient. C’est ainsi que la conscience telle que l’entend l’Occident naîtrait des obstacles char­riés par le courant de l’inconscient. Cette cons­cience propre, qui est sous-jacente à toute activité consciente va transcender la conscience indivi­duelle, elle est l’inconscient du Soi. Hypothèse séduisante qui explique les rela­tions interperson­nelles des états de conscience modifiés. Cette conscience propre sous-tendrait toute activité créatrice. Pour Chiba, le vrai moyen de libérer l’individu est de lui faire réaliser comment l’acte conscient se rattache à la conscience propre, c’est-à-dire à l’inconscient de Soi.

Est-ce que les expériences de mort imminente (E.M.I.), très étudiées en ce moment, ne pour­raient pas être l’émergence, lors de la décorpora­tion, de cet inconscient du Soi, avec une finalité : la Lumière et l’Amour ? Nous sommes bien près de la pensée de Teilhard de Chardin dont le système ouvert nous situe au coeur d’une réalité en mutation constante mais reposant sur "la consistance même de Dieu".

L’hypnose, dans certains cas, nous permet d’accéder au transpersonnel et j’ai pu pratiquer plu­sieurs fois des expériences de télépathie sous hyp­nose. Mais si notre état de conscience peut appré­hender les manifestations d’une autre cons­cience, il peut aussi en être parasité.

Un mystique qui revit la Passion du Christ, va la revivre "en vérité" dans une fusion du présent et du passé. Ce sujet n’est pas un spectateur mais un acteur et il pourra décrire des faits qui seront vérifiés ultérieurement comme vrais. Mais cela ne veut pas dire que cette Passion suivra le déroule­ment exact de ce qui s’est passé il y a 2000 ans. Ce récit, à l’analyse, apparaît influencé ou para­sité par d’autres récits. Pensons à Catherine Emmerick, Catherine de Gênes, Thérèse Neumann ou Marthe Robin. Il n’en reste pas moins vrai que Catherine Emmerick a décrit la maison de la Vierge à Ephèse et les fouilles ont démontré la véracité de ses dires. Mais si la voyante de Dülmen situe la mort de la Vierge à Ephèse, Catherine de Gênes, forte d’une vision, la situera à Jérusalem (tradition plus valable selon des exégètes).

Ces parasitages sont naturels et il semblerait que chacun peut capter dans le courant de l’incons­cient du Soi, en fonction de sa culture, de sa spiritualité, de ses désirs. Il n’y a pas de distinction entre le passé et le présent. Lors d’une stigmati­sa­tion, le sujet est le Christ crucifié, au point que nous avons vu, de nos propres yeux, sur le sujet couché, le sang remonter le long de la cupule oculaire comme si le sujet était lui même suspendu à la Croix. La conscience individuelle baignerait ainsi dans la conscience collective.

Certes, l’étude des "états de conscience modi­fiés" doit être prudente et éclairée, les embû­ches sont fréquentes. L’inter-subjectivité peut con­duire à une manipulation des consciences ou tout simple­ment à une dérive philosophique ou théolo­gique. Si Dieu est créateur et que l’homme est libre de refuser Son amour, une conscience individuelle éclairée et formée est indispensable. Pour la sagesse orientale, Tout est dans Tout et la conscience collective du soi apparaît normale. Restons donc, nous psychia­tres, dans le champ psychologique, tout en n’ignorant pas, évidemment, les enjeux débordant large­ment ce champ. C’est à nous, psychiatres et psycho­lo­gues, de continuer objective­ment, sans passion, l’étude de ces phénomènes.

Permettez moi de terminer par cette citation de Balzac tirée de La recherche de l’absolu. Balzac connaissait bien les phénomènes qui nous inté­ressent, nous le voyons dans Ursule Mirouet, Louis Lambert ou La recherche de l’absolu :

"A l’heure précise où Madame Dey mourait à Carentan, son fils était fusillé dans le Morbihan. Nous pouvons joindre ce fait tragique à toutes les observations sur les sympathies qui méconnaissent les lois de l’espace, documents que rassemblent avec une savante curiosité quelques hommes de solitude, et qui serviront un jour à asseoir les bases d’une science nouvelle à laquelle il a manqué jusqu’à ce jour un homme de génie".

Souhaitons qu’il y ait parmi nous quelques génies, non pour inventer une science nouvelle, mais pour comprendre et développer celle que nous connaissons déjà.


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